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Les Journées professionnelles organisées par Cinémas 93 chaque année accordent traditionnement un temps pour échanger sur la pratique en ateliers. Lors de l’édition 2015, Cinémas 93 a choisi de s’intéresser au travail à partir d’images d’archives, à la lumière des expérimentations menées dans plusieurs structures d’éducation à l’image.

Animé par Xavier Grizon, responsable des actions éducatives à Cinémas 93.

Quand l’archive la plus locale, de la carte postale ancienne au film de famille, redevient un support d’expression contemporain : présentation d’ateliers de création audiovisuelle (en temps scolaire et hors temps scolaire), dont les modalités et les enjeux croisent la notion d’archive avec celle du territoire.

Journées professionnelles 2015  Cinémas 93 ©EmmanuelGondParticipants :
Paul Costes
a suivi des études de persan et de cinéma à Paris. Depuis 2002, il réalise des films documentaires et de fiction (Cendres, Les murs ont des visages, La Chambre bleue). Ses films ont parcouru de nombreux festivals : Cinéma du réel, FID de Marseille, Festival de Clermont-Ferrand
Bijan Anquetil a suivi des études de philosophie et d’anthropologie visuelle avant de réaliser une série de documentaires en Iran, ainsi que La Nuit Remue, Grand Prix au FID de Marseille en 2012. Il signe également Le Terrain (2013) sélectionné dans de nombreux festivals.En 2013 Paul Costes et Bijan Anquetil initient à Montreuil un atelier de réalisation documentaire autour de la carte postale cinématographique coordonné par Cinémas 93. Cet atelier a depuis lors essaimé dans d’autres villes de la Seine-Saint-Denis.
Pauline Boucharlat est chargée des publics scolaires, de la formation des enseignants et des projets innovants au sein du service éducatif du Jeu de Paume. Elle est en outre chargée de cours en conception et direction de projet culturel à l’Université Sorbonne Nouvelle Paris 3 au sein de l’UFR Art et médias.
Mathilde Engélibert a suivi une formation en direction de projets culturels avant de coordonner le festival Curt Ficcions à Barcelone et les Rencontres cinématographiques de la Seine-Saint-Denis. Elle a également piloté des projets de coopération franco-espagnole autour du court métrage et exercé en tant que programmatrice. Elle est actuellement chargée d’action culturelle au cinéma municipal L’Etoile à La Courneuve.
Julie Guillaumot est archiviste, spécialiste des collections audiovisuelles. Entre 2006 et 2012, elle a participé à la création du pôle patrimoine de Ciclic puis a dirigé, de 2012 à 2015, le service territorial d’archives cinématographiques et audiovisuelles en région Centre-Val de Loire au sein de la même structure. A ce titre, elle a initié, mis en œuvre et suivi de nombreuses actions de valorisation de collections de films amateurs anciens en direction de tout type de publics.
Sima Khatami est artiste plasticienne et réalisatrice (Bonhomme de vent, Flowers I see you). Elle a encadré deux ateliers autour de la carte postale cinématographique dans une classe de 4e à Livry-Gargan.
Amandine Larue est responsable cinéma à l’Espace Georges Simenon à Rosny-sous-bois, poste qu’elle a rejoint après avoir été responsable des actions de réseau et de la communication au sein de l’association Cinémas 93 pendant sept ans.

Introduction

Xavier Grizon rappelle que cette matinée s’inscrit dans la continuité des précédentes journées professionnelles au cours desquelles avaient été abordées :

– les nouvelles manières de travailler sur le cinéma en ateliers (édition 2013),

– les propositions d’ateliers conçus spécifiquement pour les primo-arrivants (édition 2014).

La question des images d’archives suscite un intérêt certain. Pour preuve, le dernier numéro mensuel d’Upopi (Université Populaire des images), « Lumière sur les archives », porte sur le sujet abordé dans le cadre de ces journées professionnelles. A noter également que les prochaines rencontres nationales Passeurs d’images (17-18-19 décembre 2015) ont pour thème les « Traces de la ville ».

On assiste par ailleurs à une présence de plus en plus importante de l’archive dans les projets pédagogiques, conséquence de la disponibilité de ces images sur Internet. Les images d’archives locales, familiales ou amateures font également l’objet de collectes. C’est dans ce contexte que se tient le Festival du film de famille au mois de novembre à Saint-Ouen.

Le projet « Cartes postales audiovisuelles » mené par Cinémas 93

Le projet

Le projet de « Cartes postales audiovisuelles » conçu par les cinéastes Bijan Anquetil et Paul Costes a été développé en partenariat avec Cinémas 93 et le Département de la Seine-Saint-Denis. Des ateliers ont été menés dans plusieurs villes : à Montreuil et à Livry-Gargan sur le temps scolaire (avec la participation du Jeu de Paume), à Rosny-sous-Bois, à Saint-Ouen et à La Courneuve sur le hors-temps scolaire.

Les participants ont été invités à mener une enquête à partir de cartes postales anciennes. Ils sont retournés sur les lieux pour comparer, voire confronter parfois, via le son (témoignages enregistrés) et l’image (prises de vue actuelles du quartier), le passé et le présent. Le projet articule une réflexion sur l’image d’archive fixe et animée pour interroger l’histoire d’une ville et sa représentation.

Plutôt que de valoriser les origines de chacun des participants, Bijan Anquetil et Paul Costes trouvaient pertinent de les rassembler autour d’un lieu qu’ils partagent et de travailler sur son histoire collective. Vincent Merlin (Cinémas 93) précise que la carte postale contient en elle-même l’idée de série et que le pari a été de constituer progressivement une collection en lien avec l’identité propre de la Seine-Saint-Denis, que cela fasse sens d’une commune à l’autre. Ces films ont en effet été conçus pour pouvoir être programmés en salle de cinéma, dans le cadre du dispositif d’avant-séances Quartier libre, avec un enjeu de qualité supérieure à ce qui se fait habituellement en ateliers. Pour cela, il a été nécessaire de trouver des modes d’accompagnement et des financements spécifiques.

Rosny Gare par CINEMAS93. Une sélection élargie de cartes postales audivisuelles est en ligne sur Vimeo.

L’accompagnement

Sima Khatami, Bijan Anquetil et Paul Costes prennent la parole pour revenir sur la genèse et le déroulement des ateliers qui ont déjà eu lieu en Seine-Saint-Denis. Le point de départ consistait à partir de cartes postales représentant des territoires de la banlieue parisienne dans les années 1900. Bijan Anquetil explique que la conception de chaque carte postale audiovisuelle a impliqué un travail d’enquête documentaire et un travail sur le cinéma (sur les vues Lumière, sur le son…). Avec chaque groupe, il a fallu trouver une écriture et un mode opératoire différents.

Paul Costes ajoute qu’à chaque carte postale correspond un document, un territoire, une époque et une technique. C’est la raison pour laquelle l’atelier n’a pas été conçu sous forme de « dispositif ». À chaque fois, la première réflexion à mener porte sur le document. On remarque notamment qu’à l’époque, les gens posaient en raison de la durée de la prise de vue avec une chambre noire. Ces considérations ouvraient la voie à une histoire de la photographie. Il a également été nécessaire de proposer quelques outils techniques aux participants, de leur montrer comment percher, comment trouver un cadre… Il s’agissait également d’éviter l’idéalisation du passé, la remarque : « c’était mieux avant ».

Selon Bijan Anquetil, le plaisir procuré par le travail sur les archives consiste en premier lieu à les trouver. Avec Internet, les choses sont plus faciles, mais cela n’exclut pas de faire un travail de recherche. La classe de Montreuil s’est ainsi rendue au Musée d’histoire vivante de de la ville qui possède un fonds de cartes postales. Même démarche aux Archives départementales de Saint-Ouen et à la médiathèque, où l’on peut apprendre comment on gère, comment on classe des documents.

Atelier mené à la Courneuve

Mathilde Engélibert revient plus spécifiquement sur l’atelier de La Courneuve. Le choix s’est porté sur la Cité des 4000, un territoire qui donne l’impression d’un urbanisme contemporain et sans histoire. Or ces immeubles ont une soixantaine d’années et les lieux ont déjà subi une restructuration.

Le groupe de participantes à l’atelier était composé de sept femmes. Certaines vivaient à La Courneuve depuis trente ans, d’autre depuis quelques semaines seulement. Les images présélectionnées par les Archives départementales et un historien permettaient une perspective historique plus ample, mettant l’accent sur les migrations successives. Ce fut l’occasion pour ces femmes de constater que leur histoire individuelle s’inscrivait dans une histoire plus large. L’atelier leur a offert un moment de compréhension et de reconnaissance.

Pour recruter les participantes, L’Etoile s’est rapproché de l’association ARBNF (Association des Ressortissants de la Boucle du Niger en France). Ce projet était détaché de ce que propose habituellement le cinéma et les participantes ne le fréquentaient pas du tout. Il avait néanmoins du sens car L’Etoile est très impliqué sur le territoire. Parmi les sept participantes, deux sont revenues d’elles-mêmes pour assister à des séances à L’Etoile.

Atelier mené à Rosny-sous-Bois

Concernant l’atelier mené à Rosny-sous-Bois, l’objectif était double. Amandine Larue précise que le cinéma a ouvert il y a seulement deux ans et demi, à l’intérieur d’un théâtre. Plutôt que d’aller chercher des participants par l’intermédiaire d’une association, la salle s’est adressée directement à ses spectateurs. Trois ont répondu présents, deux femmes d’une cinquantaine d’année et une adolescente.

Le second objectif concernait plus directement le développement du cinéma à travers un travail documentaire sur le centre-ville. Rosny est surtout connu pour son centre commercial et son multiplexe, mais la ville a une véritable histoire. Le travail de recherche en lien avec les Archives municipales et le Musée de l’histoire de Rosny-sous-Bois l’atteste.

Le partenariat avec le Jeu de Paume

L’équipe du Jeu de Paume a accompagné certains ateliers de cartes postales audiovisuelles. Pauline Boucharlat revient sur les raisons de ce partenariat. L’éducation à l’image est un axe prioritaire du Jeu de Paume, qui n’est pas seulement un musée mais aussi un centre d’art et un lieu dédié à l’image mécanique où l’on s’interroge sur les contextes de production, de diffusion et de réception de ces images. Pour ce faire, l’outil privilégié reste le langage, il s’agit de voir ensemble des œuvres, d’en parler, d’échanger et d’argumenter. Le travail pédagogique est fait en étroite collaboration avec les accompagnants, structures, artistes ou enseignants, dans le cadre de partenariats. Chaque visite d’une exposition est conçue en fonction des classes. Les équipes se déplacent aussi dans les établissements scolaires.

Les films

Pauline Boucharlat tient à préciser que l’étape de réalisation est évidemment très importante mais elle n’est que le résultat d’un processus de travail mené ensemble, qui consiste à regarder, écouter, enquêter, découvrir et réfléchir tout au long de l’atelier. C’est ce processus qui fera que l’expérience a lieu, même si dans le cas précis des cartes postales audiovisuelles, la valorisation est exceptionnelle.

Par ailleurs, un double enjeu se déploie dans cet atelier : une recherche sur l’archéologie des images et la découverte d’un territoire. Il ne faut pas hésiter à s’appuyer sur des structures différentes dans les deux cas. Dans chaque département, il y a par des exemples des CAUE (Conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement).

Selon Xavier Grizon, cette expérience dépasse en effet le cadre du simple atelier, il relève plutôt de la réalisation de films amateurs avec une supervision technique.

Question : Les cartes postales réalisées à Rosny-sous-Bois et à Saint-Ouen échappent au « c’était mieux avant ». On sent une intimité entre la personne qui pose les questions et ceux qui répondent.

Paul Costes répond qu’il s’agit là de la qualité documentaire, du sésame de l’exercice. Une des participantes de Rosny connaissait beaucoup de monde, elle était très bien placée pour écouter les gens. A Saint-Ouen, la digression autour de l’idée de repas est venue parce qu’une participante a apporté un ancien menu de restaurant. Pauline Boucharlat relève que, pour certains élèves de Livry-Gargan, ce n’était pas mieux avant : l’un d’eux préfère l’autoroute à l’ancienne place pavée.

Ateliers menés par le pôle Education et le pôle Patrimoine de Ciclic

Le pôle Patrimoine de Ciclic (Agence régionale du Centre-Val de Loire pour le livre, l’image et la culture numérique) :

Xavier Grizon donne ensuite la parole à Julie Guillaumot et Xavier Louvel afin qu’ils décrivent les missions du pôle Patrimoine de Ciclic et les actions pédagogiques menées pour valoriser son fonds d’archives.

Le site Internet Mémoire propose des milliers d'archives audivisuelles amateurs en ligneLe pôle Patrimoine de Ciclic a été créé en 2006. Il est chargé de collecter, de valoriser et de conserver les films tournés sur ce territoire. En 2010, le site « Mémoire » a été mis en ligne avec 70 % des films déjà collectés, soit près de 10 000 films. Ces films, sous droits, constituent un réservoir potentiel de travail sur la région mais aussi pour les actions d’éducation à l’image.

Concernant plus précisément les questions juridiques liées aux films amateurs, les choses sont beaucoup plus simples que pour la fiction classique car ils n’ont qu’un seul auteur. Ciclic fait signer deux documents : un contrat de dépôt pour le volet conservation du support (les propriétaires déposent leurs films originaux) et une convention de cession de droits à titre exclusif. La cession des droits patrimoniaux est très extensible dans ce contrat mais il peut y avoir une série d’annexes prenant en compte les préconisations spécifiques des ayant-droits. Par exemple, certains refusent que leurs films intègrent la banque d’images disponibles pour des productions audiovisuelles. En revanche, aucun cinéaste ne s’oppose à des actions à visée pédagogique. La seule question qui peut se poser alors concerne l’accord des personnes filmées à l’époque. Julie Guillaumot donne l’exemple d’une personne opposée à la diffusion de son film de mariage.

D’autres structures collectent des films anciens comme Cinéam en Essonne. Un documentaire de création intitulé Ils ont filmé les grands ensemble a été réalisé à partir de ce fonds d’archives.

Les séances de projection d’archives :

Les archives ne se prêtent pas à une projection classique. C’est une matière brute que l’on peut réemployer. Une fois les films numérisés, Ciclic organise des séances commentées en direct par un représentant du pôle Patrimoine pour donner des clés au public et échanger avec lui. Lors de ces séances, on a le droit de parler sur les films !

Ces séances ne sont pas conçues pour être enregistrées : certes, des choses intéressantes se disent, mais la projection se vit sur le moment. On est dans l’animation de territoire, la création de liens, une des missions premières de Ciclic. Une vingtaine de lieux est ainsi visitée chaque année. Il est bien sûr préférable qu’une commune manifeste son envie d’organiser de telles séances.

Julie Guillaumot mentionne la Cinémathèque des Pays de Savoie et de l’Ain, à Annecy, qui possède des films super 8 avec une piste sonore et des commentaires d’origine.

Quelques exemples d’ateliers menés par Ciclic

Les bobines disparues de Château-Renault réalisé par les adolescents de l'Espace de loisirs et d'animation Elan "Coluche" / CICLICLe site « Mémoire » est un site de consultation. Si des projets d’ateliers naissent sur un territoire, sur une commune, on peut contacter le pôle Education à l’image de Ciclic pour les animer. Le Pôle Patrimoine peut également mettre des images d’archives à disposition des structures qui en font la demande dans le cadre de leurs actions pédagogiques. « Nous tenons à contrôler un minimum ce qui est fait avec les images » précise Julie Guillaumot.

Ciclic mène des ateliers autour d’images d’archives mais, contrairement aux « cartes postales audiovisuelles », ils impliquent rarement un objectif de diffusion. Cela a néanmoins été le cas lors d’un atelier organisé avec le cinéma Apollo de Châteauroux, Bons baisers de nos vacances rêvées, autour de films de vacances. A partir de ces bandes, des femmes, accompagnées d’une conteuse, ont écrit des textes qu’elles ont ensuite récités en public.

Le travail sur les images dans le cadre d’ateliers est le fruit de réflexions sur ce matériau.

De la création artistique à l’atelier pédagogique

  • En 2013, un projet d’écriture a rassemblé plusieurs auteurs autour d’un corpus d’images d’archives monté sous forme de court métrage. L’enjeu consistait à écrire des textes destinés à être utilisés comme voix-off. L’écrivain Tanguy Viel, qui a participé au projet, a à son tour mené un atelier avec les usagers d’une médiathèque à qui il a demandé le même travail.
  • Une collaboration a également été imaginée avec le plasticien et réalisateur Léo Favier autour de son film Kinoki. En échange de la mise à disposition de films amateurs tournés par un cinéaste du Berry – que Léo Favier utilise comme matière première de Kinoki – le réalisateur s’est engagé à assurer des interventions et des ateliers sur le territoire avec des classes et/ou des habitants.

Ateliers adaptés à tous les publics

  • Les ateliers de sonorisation d’images d’archives sont simples à mettre en œuvre sur quelques heures ou davantage, qu’ils soient conçus autour du bruitage (pour des groupes d’enfants, d’adolescents ou d’adultes) ou de la prise de son. La création d’une bande-son aiguise le regard que l’on porte sur les images car elle implique que l’on examine très attentivement le document filmé.

Actions à l’université

  • Ciclic a pendant un temps mis en place des actions à l’Université : autour de l’archive avec le cinéaste et plasticien Jean-Gabriel Périot, et autour du montage avec Augustin Gimel, également cinéaste et plasticien, qui interrogeait plusieurs propositions de montage à partir des mêmes images.

Ateliers sur les intertitres

  • Pour les publics plus jeunes, des ateliers sont organisés dans le cadre de Passeurs d’images. La réalisatrice Amandine Poirson  a par exemple encadré un groupe de six collégiens. Après une visite des archives de Ciclic à Issoudun, elle les a fait travailler sur une série d’exercices qui interrogeaient la notion de « silence des images ». Puis, à partir d’un film amateur montrant le retour de prisonniers en 1945, elle a demandé aux participants d’imaginer ce que les personnes présentes à l’image pensaient, l’objectif étant de créer des intertitres à insérer dans le film.

On se rend compte qu’à travers ce travail de création, les archives sont interprétées et réinterprétées. Elles donnent matière à construction nouvelle d’une autre histoire.

Les traces du temps

Robert Poupart, archiviste aux Archives françaises du film du CNC, fait remarquer qu’avec Internet, on a désormais accès à de très nombreuses images d’archives numérisées et parfois « nettoyées ». Les « cartes postales audiovisuelles » comportaient, elles, des documents tachés et abîmés. Donner la perspective du temps en conservant ces défauts liés au temps qui passe est essentiel. Les images d’archives étant exposées sur Internet au même titre que les images immédiates, cette perspective temporelle a tendance à être d’autant plus ignorée. « Une des premières choses à faire serait de laisser la trace du temps ».

Julie Guillaumot ajoute que les images d’archives n’ont pas été conçues pour l’usage qu’on en fait aujourd’hui. Youtube est devenu prépondérant et les enfants nomment sans distinction « vidéo » toutes les images vues sur Internet. La question du vocabulaire est effectivement très complexe.

Synthèse réalisée par Suzanne Hême de Lacotte (Les sœurs Lumière)

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