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En Auvergne, le réseau Plein Champ (association des cinémas indépendants*) a mis en place des ateliers d’un nouveau genre : les percussions corporelles.

Aujourd’hui, de nombreuses salles, particulièrement les plus petites, doivent repenser leur proposition culturelle afin de capter davantage de public, notamment sur des films plus « confidentiels ». Bien consciente des difficultés des salles mono-écran, qui manquent à la fois de fonds et de réseaux, l’Association française des Cinémas d’Art et d’Essai (AFCAE) propose depuis deux ans à ses adhérents des ateliers après la projection de films qu’elle soutient. En Auvergne, une dynamique s’est imposée autour du programme de courts métrages pour la jeunesse “Le vent dans les roseaux” [Les Films du Nord – Cinéma public Films]. On a eu envie de “poursuivre un moment privilégié, de proposer aux participants de ne pas être “que” des consommateurs d’images, de les inviter à se réapproprier le film, le rythme, les sons, au travers son propre corps”, explique Fabienne Weidmann coordinatrice du réseau Plein Champ

Le rythme ? Les sons ? Le corps ? Dans “Le vent dans les roseaux”, les protagonistes, privés de leurs instruments de musique, découvrent la liberté de créer de la musique avec leurs corps. “Le thème était si fort que l’idée d’un atelier de percussions sur le corps s’est imposée à nous. Notre proposition était de faire (re)vivre ce que vivent les personnages, de l’intérieur. (…) Avec un public de tous petits, c’est la meilleure façon de mieux faire comprendre un film. (…) On se détache un peu de l’image, de l’esprit, pour mieux l’apprécier dans un autre contexte”.

“Pour animer les ateliers, nous avons fait appel à Samuel Taussat, spécialiste des percussions corporelles, également très pédagogue envers les enfants. Tout s’est déroulé de façon très simple. Après la projection du film, les enfants, les parents qui avaient envie de participer prenaient place autour de l’intervenant. Pas à pas, on les invitait à déverrouiller le corps, à prendre conscience des sons du corps et, peu à peu, faire des rythmes en tapant sur leurs fesses, les cuisses, deux fois sur les épaules, deux fois sur les fesses… Certains groupes se sont même lancés dans des canons !”

Pour l’heure, l’atelier de percussions corporelles été mis en place dans 12 salles du réseau Plein Champ en Auvergne.

En savoir plus :
www.cinema-auvergne.fr
http://www.art-et-essai.org/

* Plein Champ est un réseau sur l’Auvergne de 25 cinémas, 5 circuits itinérants et deux festivals dont le Festival International du court métrage de Clermont-Ferrand.

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