Download PDF

“Faire un atelier [de pratique artistique], ce n’est pas anodin”, nous confiait récemment le réalisateur Yassine Qnia. Pas anodin pour les jeunes participants, voici une certitude que partagent écoles, collectivités et structures d’éducation à l’image organisatrices. Pas anodin non plus pour les intervenants, voilà ce que nous confirment 4 cinéastes invités à témoigner lors de la table ronde organisée par les pôles d’éducation à l’image lors du Festival du court métrage de Clermont-Ferrand, en février dernier. La parole à Claude Mouriéras, Emmanuel Parraud, Yassine Qnia et Juliette Bailly, autour d’un atelier choisi…

Atelier n°1 : “La fille seule”bouton-voir-2

“La fille seule” est le travail d’une année, réalisé sur le temps scolaire, chaque semaine, sur des ateliers de deux heures.

Comme pour tout atelier de pratiques artistiques, Claude Mouriéras a tenu à ce que chaque collégien ait un rôle à jouer, son rôle, que ce soit au niveau de l’écriture du scénario qu’en jeu d’acteur.

Il était important également que les familles, les mères, les frères et sœurs, les professeurs de la classe, les personnels du collège participent au film, y jouent parfois un rôle, aux côtés des collégiens. En revanche, les postes techniques, tournage et montage, ont été pris en charge par des professionnels. Pour un coût relativement moindre, comme l’explique Claude Mouriéras…

Voir l’interview en intégralité de Claude Mouriéras

Atelier n°2 : “Ce qui m’intéresse”bouton-voir-2

“Ce qui m’intéresse” est un film de 11 minutes réalisé dans le cadre du dispositif Passeurs d’images, sur une petite semaine et un petit groupe de cinq enfants en centre aéré. Le parti pris initial était de traiter de la notion du point de vue, et de demander aux enfants, “qu’est-ce qui vous, vous intéresse ?”. Leur réponse a été la vieillesse. La forme choisie : l’entretien.

Emmanuel Parraud défend cette idée forte que le cinéma peut désenclaver certains publics en difficulté, dans les prisons, dans les quartiers, ou tout simplement trop éloignés et qui n’ont jamais eu accès au cinéma et n’ont donc pas “forgé cette culture classique, ni du cinéma, ni des relations humaines”. Pour ces personnes, “le cinéma leur apporte une liberté incroyable”. Dans cette lignée, cet atelier, malgré sa fugacité, a permis aux deux enfants de porter un nouveau regard sur eux-mêmes.

Pour le réalisateur, ces ateliers permettent de sortir de leur monde “si clôt, où on tourne en rond, on vit en consanguinité, et dans lequel on se remet très peu en question”.

Voir l’interview en intégralité d’Emmanuel Parraud

bouton-voir-2Ateliers n°3 : “L’oeuf ou la poule”

L’exemple de Juliette Bailly est singulier, en ce sens qu’elle travaille le plus souvent sur des temps très courts, dans lesquels elle essaie de faire comprendre, très simplement, à de jeunes enfants, comment fonctionne le cinéma d’animation…

Pour Juliette Bailly, ces ateliers sont indispensables pour passer de l’abstrait au concret, se stimuler et faire exister son travail.

Voir l’interview de Juliette Bailly

Atelier n°4: “Eclaircir”bouton-voir-2

Le film “Eclaircir” est né d’une rencontre avec un jeune d’un quartier d’Aubervilliers qui souhaitait faire un film… sans vraiment savoir quel film il voulait faire. Le parti pris de Yassine est de suivre l’envie du jeune et de le pousser dans la lignée choisie pour faire évoluer sa pratique. Mais cela ne se passe pas toujours comme cela…

La place des ateliers dans les parcours de réinsertion.

Voir l’interview en intégralité de Yassine Qnia

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Partager cet article : Share on Facebook
Facebook
Tweet about this on Twitter
Twitter
Email this to someone
email